Escapade à Valenciennes, le mardi 28 avril 2026

Pour commencer notre journée, nous allons à la bibliothèque, mais pas n’importe laquelle

La Bibliothèque des Jésuites

Restaurée dans son état initial, cette bibliothèque des jésuites est l’un des rares dépôts de livres en France à n’avoir subi aucune modification dans son affectation et son installation première depuis la fin de sa construction en 1743. Elle compte environ 60 000 ouvrages anciens dont plus de 2500 manuscrits, des incunables et des mini livres. A cela s’ajoutent des journaux, plusieurs milliers d’estampes, dessins, cartes anciennes……..

Le lieu ouvert à la visite compte 7 000 ouvrages et est richement décoré.

Mais le Trésor des trésors de ce lieu, c’est le parchemin de la Cantilène de Sainte Eulalie, datée de la fin du 9ième siècle, le premier poème en langue française qui nous soit parvenu.

Continuant notre chemin, nous allons à l’église Saint-Géry

Notre Dame du Saint-Cordon

Nous sommes reçus par M. Michel Ployart, doyen des Royés qui nous conte cette histoire Depuis plus de mille ans, les habitants de Valenciennes vénèrent Notre-Dame du Saint-Cordon comme la protectrice de la ville. Selon la tradition, en 1008, une terrible épidémie de peste ravage Valenciennes et fait des milliers de victimes. Les habitants prient alors la Vierge Marie pour obtenir sa protection. L’ermite Bertholin reçu une apparition de la Vierge, qui lui annonce que la ville sera sauvée. Le 7 septembre 1008, devant une foule immense, la Vierge apparaît, elle tient un cordon rouge qu’un ange déroule tout autour de la ville, formant une ceinture protectrice. Aussitôt, l’épidémie cesse.

En remerciement, les autorités et les habitants promettent d’organiser chaque année une procession suivant le tracé du « Saint-Cordon », d’où le nom millénaire de « Tour du Saint-Cordon ». La relique disparue dans la tourmente révolutionnaire fut remplacée par la statue de Notre-Dame du Saint-Cordon.

En fidélité au vœu de 1008, la statue est portée tous les ans, par le maire et sa municipalité au centre de la ville puis par des pèlerins encadrés par la confrérie des Royés qui organisent et animent le Tour depuis les origines. Cette procession est à la fois religieuse et civique, devenue une fête populaire constituant un symbole majeur de l’identité et de la fierté des Valenciennois.

Ce patrimoine vivant s’est toujours adapté au fur et à mesure des siècles et s’est réinventé au fur et à mesure de sa transmission.

Qui sont les Royés : La Confrérie des Royés est née à Valenciennes au début du XIe siècle, après le miracle de 1008, du « Saint-Cordon ». Elle était vouée à l’honneur et à la protection du Saint-Cordon et chargée de la procession annuelle pour commémorer cet événement.

Ils tirent leur nom de leur ancien costume rayé, qui a évolué au fil des siècles. Aujourd’hui, ils portent une tenue sobre accompagnée d’un brassard bleu et blanc et d’une cravate rayée bleue marine et or et d’un insigne de Notre-Dame du Saint-Cordon. Leur rôle principal reste d’accompagner et de transporter la statue de la Vierge, notamment lors du traditionnel « Tour du Saint-Cordon », perpétuant ainsi une tradition religieuse et populaire vieille de plus de mille ans.

Notre délégation a fait un don à la Confrérie des Royés.

Déjeuner au Royal Hainaut

L’Hôpital Général de la Charité, aussi appelé Hôpital du Hainaut, ouvre ses portes en 1767 sous le règne de Louis XV. Destiné à accueillir malades et marginaux de toute la province, cet édifice aux volumes colossaux fait partie intégrante du patrimoine de la ville de Valenciennes. Au fil de l’histoire, il a servi d’hôpital militaire, de prison sous l’occupation allemande puis d’hospice pour les personnes âgées. Classé Monument Historique en 1945, l’édifice constitue un patrimoine architectural unique qui, grâce à cette rénovation hors normes, est une référence de l’hôtellerie de prestige dans la région.

Hôtel Pas-de-Beaulieu, Sous-Préfecture de Valenciennes

Puis nous nous sommes rendus à la sous-Préfecture, qui occupe l’hôtel Pas de Beaulieu, pour la cérémonie de remise de distinction. Nous sommes reçus par M. Stéphane Costaglioli, sous-Préfet de Valenciennes, à qui notre Présidente a offert le livre dédicacé de Michel Bernard, « L’automne d’André Derain », que nous avions reçu lors de notre dernier déjeuner littéraire, lui-même sous-préfet à la retraite. M. Costaglioli a doublement apprécié cet ouvrage, car il est passionné de fauvisme et de plus, il est originaire de Collioure, qui est considéré comme le berceau du fauvisme.

L’endroit était très symbolique pour la Renaissance Française puisque Raymond Poincaré, notre Président fondateur y a séjourné en novembre 1918. Cet appartement est toujours prêt à recevoir des ministres qui devraient séjourner à Valenciennes.

Nous terminons notre journée à

L’Hôtel de Barneville

L’Hôtel de Barneville est un hôtel particulier du XVIIIe siècle inscrit au monument historique, ayant conservé son jardin au cœur de la ville de Valenciennes.  Acquis récemment par Harmonia Sacra, il entrera prochainement en travaux pour être réhabilité en centre musical de rencontre. 

Après les travaux, ce futur lieu touristique et culturel du Hainaut sera ouvert à tous et toute l’année pour faire découvrir dans un parcours muséographique une importante collection d’instruments (clavecins et clavicorde). Lieu convivial, il accueillera au gré des saisons, concerts, expositions temporaires, ateliers pédagogiques, conférences, partages musicaux, jeux en famille, visites guidées… ou le temps d’un café dans le jardin. 

L’Hôtel de Barneville sera également un lieu unique dans le paysage professionnel de la musique ancienne. Renfermant une exceptionnelle collection de clavecins réunis par le concertiste Jean-Luc Ho et le facteur d’instruments Emile Jobin, il accueillera, artistes en résidences, formations, concerts et rencontres professionnelles autour de l’interprétation des répertoires pour claviers anciens et de la musique ancienne en général. Une collection vivante unique en France.

Nous avons eu le plaisir de découvrir une magnifique collection de clavecin, que Jean-Luc Ho, claveciniste et organiste de renom, nous a fait sonner.

Nous remercions Gilles et Patricia Vasseur pour l’organisation de cette belle journée.