Nous nous retrouvons pour notre dernier déjeuner littéraire avant la période estivale.
Nous recevons Lyane Guillaume, écrivaine, auteur de dizaine d’ouvrages, dont certains ont été récompensés par des prix littéraires. Également, femme de théâtre, comédienne et auteur de pièces de théâtre.
Elle a beaucoup voyagé avec son époux diplomate, Afghanistan, Inde, Russie, Ukraine, Ouzbékistan, des pays où elle puise son inspiration pour chacun de ses ouvrages.

Aujourd’hui, elle vient nous présenter son livre « Perverse ou le roman de Jane » Editions du Rocher 2026.
2027 marquera le 170ème anniversaire de la naissance de Jeanne Scrive, (1857-1908), connue sous le nom de Jane de la Vaudère, pseudonyme littéraire qui est le nom du château de son époux. Elle est l’une des romancières, poétesse, les plus célèbres de la Belle Époque, mais pourtant disparue des mémoires ?
Cet ouvrage est présenté comme une enquête biographique, soigneusement documentée, racontée avec passion et souvent humour par une narratrice d’aujourd’hui, qui nous entraîne dans la Belle Époque. Une plongée fascinante dans le Paris de cette belle époque, peut-être pas si belle que l’on imagine.
Une déambulation dans le Paris, de l’art nouveau, des attentats anarchistes, de l’incendie du Bazar de la Charité, de l’affaire Dreyfus….
Lyane Guillaume mène une quête à la fois littéraire et personnelle, reliant les fragments d’une vie et redonnant voix à une écrivaine injustement reléguée dans l’ombre. Un point commun, la place des Ternes, ou réside Lyane Guillaume et où a résidé Jane de la Vaudère, dans le même immeuble.
Jane de la Vaudère, femme libre, femme de caractère, cultivée, audacieuse, procédurière, inclassable et dérangeante pour l’époque. Elle n’hésitera pas à traiter des sujets de l’emprise, des pervers narcissiques, de l’éducation des filles, du droit d’aimer, de l’homosexualité, du libertinage, du mariage d’amour, de l’anarchisme et du décadentisme initié par Baudelaire….

Elle écrira des romans érotico-exotique osés, très documentés, elle puisera son inspiration dans les expositions universelles de 1889 et 1900. Pionnière du best-seller, elle fera son auto-promotion.
Féministe avant l’heure, elle collabore avec plusieurs journaux comme « La Presse » de 1897 à 1901, pour lequel elle écrit des articles et des contes sur l’actualité dénonçant à plusieurs occasions la condition féminine.
Elle adaptera au théâtre un conte d’Emile Zola.
Elle décède en 1908 à l’âge de 51 ans.
Ce livre rappelle combien certaines voix féminines ont été mises sous silence et combien il est essentiel de les faire revivre.


