Journée en partenariat avec l’Apepac (Association pour la protection de l’environnement et la promotion des arts et de la culture) et son Président Denis Lamy, membre de notre délégation et lauréat de la Renaissance Française.
Nous commençons notre journée dans l’Aisne à Septvaux, où nous sommes reçus par M. Christophe Lautout, Maire de la Commune.
« Septvaux » tire son nom des sept vallées qui l’entourent.

M. Lautout nous emmène au lavoir, situé au pied de l’église, il a été construit au 12ième siècle, il est intégralement en pierre.
Ce lavoir est répertorié aux monuments historiques, mais non classé. Il a été restauré dans les années 1970, mais aurait encore besoin de travaux.

Puis nous rejoignons l’église Notre Dame de Septvaux, du haut de la colline, elle protège le village depuis le 12ième siècle. De style roman, elle a 2 clochers et 7 pignons. Elle est classée aux monuments historiques depuis 1909. Elle a connu les affres de la Grande Guerre, elle sera en partie détruite par les bombardements. La reconstruction se déroule dans les années 1920-1930 en respectant le plus possible le caractère original de l’édifice. De gros travaux sont à prévoir, pour la préservation de cette église, symbole de cette commune.

L’église abrite des éléments remarquables : un autel en bois, des fonts baptismaux du 12ième siècle ornés de sculptures médiévales et deux statues de la Vierge dans les chapelles du transept.
Quelques courageux de notre groupe ont suivi M. le Maire dans le clocher. Ils ont sonné les cloches, mais ce n’est pas si facile que l’on imagine.
Dans l’église, M. Christophe Lautout, nous présente M. Pierre Moisson, jeune conseiller municipal, étudiant qui prépare le professorat d’histoire et qui a créé le blason de la commune.
Coucy-le-Château – La tour Quarrée

Nous continuons notre route vers Coucy-le-Château, nous sommes attendus à la tour Quarrée, par Denis Lamy et Mme Else-Marie Guilbert la propriétaire de ce lieu atypique. C’est en 1975 que M. et Mme Guilbert ont acheté cette tour pour la sauvegarder et y élire domicile. Cette tour fait partie des fortifications de l’entrée principale de Coucy, à côté de la porte de Laon. L’aménagement d’un lieu classé aux monuments historiques n’a pas été simple.

Pour le déjeuner, se joignent à nous, Mme Anne-Sophie Taszarek, conseillère régionale, déléguée à la vie associative et M. Christophe Lautout, maire de Septvaux.
Pour remercier Mme Else-Marie Guilbert de nous recevoir, Mme Zoya Arrignon, lui offre un CD du quatuor Hemiolia, lauréat de la Renaissance Française.
Après l’apéritif, Mme Else-Marie Guilbert, nous a fait découvrir le pavement en céramique du 13ième siècle, mis à jour en 1987 lors du déblaiement de la tour qui était remplie de terre.
Les carreaux ont été nettoyés et consolidés sur place. La salle dans laquelle ils se trouvent, à l’intérieur de l’habitation privée, ne sera pas utilisée et aucune circulation ne peut être effectuée sur ces carreaux.

Dans la salle basse de la tour Quarrée, nous passons à table, le repas est préparé par Denis Lamy, disciple d’Escoffier, secondé par Aurélien Guichard, chargé de mission à l’Apepac.
Au menu :
- Assiette nordique préparé par M. Guilbert,
- Suprême de volaille et ses légumes,
- Fromage
- Tarte crème flan vanille
La cuisine étant à l’étage, desservie par un escalier en pierre aux marches irrégulières. Il fallait être vigilant pour les personnes qui apportaient les assiettes


Après le déjeuner, un intermède musical nous est proposé, nous avons le plaisir d’écouter Dyhanna Shanti, artiste polyvalente, violoniste et chanteuse franco-mexicaine, diplômée du conservatoire de Douai.
Elle collabore avec divers projets musicaux, notamment l’orchestre Kubiak, le collectif latino La Cantina, entre autre…. Formatrice certifiée, elle anime des ateliers d’apprentissage du ukulélé et accompagne les futurs parents grâce à la pratique du chant prénatal.
Pour terminer cette journée, nous allons voir le château de Coucy, du moins ce qu’il en reste.

Le château fut édifié au début du XIIIe siècle par le seigneur Enguerrand III de Coucy, appelé communément « Sire de Coucy ». Sa seigneurie dispose d’un atout naturel majeur : sa position stratégique en hauteur sur un éperon rocheux qui domine de plus de 60 mètres la vallée de l’Ailette. Le site est donc difficile d’accès et dispose d’une vue imprenable sur la région et l’arrivée éventuelle de troupes ennemies.
Derrière les murs de ce château fort se niche alors une chapelle seigneuriale, célèbre pour la beauté de ses vitraux. Et la grande salle des Preux, qui sous Enguerrand VII se pare d’un raffinement et d’un luxe flamboyant.
Enguerrand III renforce la défense de Coucy par la construction d’une ceinture de remparts tout autour de la ville. Il ponctue celle-ci de 33 tours et de 3 portes fortifiées. C’est un personnage important de son époque, cousin du roi Philippe Auguste, il participe à ses côtés à la bataille de Bouvines en 1214 et à la croisade contre les Cathares.
Par orgueil, Enguerrand III a fait de ce château une forteresse plus grande, plus majestueuse, plus imposante que celle du roi de France.
La particularité du château de Coucy est incontestablement liée à ses dimensions considérables, avec notamment son donjon de 54 mètres de haut, 31 mètres de diamètre et des murs allant jusqu’à 7,50 mètres d’épaisseur. Il est plus haut que le donjon du château du Louvre à Paris, celui du roi de France.
A la mort d’Enguerrand VII, sa fille aînée, Marie, hérite du château mais s’en sépare très vite contre un très très lourd sac d’or de Louis d’Orléans, duc du Valois. Il devient alors le nouveau propriétaire du château de Coucy en 1400.
Depuis Louis XII, petit fils de Louis d’Orléans, la château appartient au domaine royal. Pourtant en 1652, le gouverneur de Coucy refuse toujours de restituer la forteresse à Louis XIV. En conséquence, Mazarin ordonne son démantèlement et son abandon.
Puis un tremblement de terre en 1692, fend le donjon de haut en bas.
À la Révolution, le château démantelé est vendu comme bien national et devient une carrière de pierres.
À partir du Second Empire, plusieurs architectes, dont Eugène Viollet-le-Duc, se succèdent pour préserver les ruines.
En 1917, après le départ forcé des habitants, la ville de Coucy est bombardée et dévastée.
Le 20 mars, lors du repli des armées allemandes sur la ligne Hindenburg et bien que cela ne se justifiât pas, tant d’un point de vue stratégique, mais plutôt en application d’une décision prise en amont appelant à détruire les lieux culturels occupés lors du repli, le château est dynamité : 28 tonnes de dynamites sont placées dans le donjon et 10 tonnes dans chacune des quatre tours d’angle.
Le château de Coucy est classé au titre des monuments historiques par la liste de 1862, puis de nouveau par décret le 10 septembre 2021 lors de son intégration au sein du Domaine national du château de Coucy.

Nous remercions Denis Lamy et son équipe de l’Apepac pour l’organisation de cette belle journée,
Mme Else-Marie Guilbert pour son accueil dans la tour Quarrée et M. Christophe Lautout, maire de Septvaux, pour son accueil et sa disponibilité.
